Les plans de l'UE pour étendre les taxes carbone aux vols internationaux, ce qui pèsera sur les marges des compagnies aériennes
Le réseau d'Air France-KLM dépend fortement des vols long-courriers au départ de Paris-Charles de Gaulle et d'Amsterdam-Schiphol à destination de pays non membres de l'UE. L'extension des taxes carbone augmenterait les coûts d'exploitation, en particulier sur les routes à fortes émissions comme celles vers l'Asie et les Amériques, menaçant le rétablissement des marges de la compagnie aérienne après la pandémie.
- ▼ Extension de la taxe carbone de l'UE aux vols internationaux
- ▼ Proportion élevée de vols long-courriers et à fortes émissions
- ▲ Les accords de partage de revenus sur les coentreprises pourraient répartir le fardeau des coûts
- ▲ Possibilité de maintenir les routes existantes sous les règles actuelles
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Pourquoi Air France-KLM est-elle vulnérable à cette politique ?
Ses deux principaux hubs sont des portes d'entrée majeures pour les voyages intercontinentaux en provenance d'Europe. Près des deux tiers de ses kilomètres-sièges disponibles proviennent de vols long-courriers vers des pays non membres de l'UE, ce qui signifie qu'une grande partie de ses activités entraînerait de nouveaux coûts de carbone.
Air France-KLM pourrait-elle compenser les coûts plus élevés par l'efficacité ?
Partiellement. La compagnie aérienne investit dans des aéronefs plus économes en carburant et des carburants d'aviation durables, mais ces mesures prennent du temps. Une mise en œuvre rapide des obligations fiscales sans soutien compensatoire pourrait affecter les bénéfices.