Le peso philippin subit des pressions de dépréciation croissantes face au dollar, en raison d'une conjonction d'instabilité politique, de tensions géopolitiques et de préoccupations fiscales. Le signal le plus récent, daté du 20 juillet, fait état d'une assignation à comparaître du vice-président Duterte concernant ses relevés financiers, s'ajoutant à une série de catalyseurs baissiers. Auparavant, le 6 juillet, un tribunal a ordonné l'arrestation d'un sénateur proche de Duterte dans le cadre de l'enquête de la CPI sur la guerre contre la drogue, ce qui a accru le risque politique et freiné la confiance des investisseurs étrangers. Le 11 juin, la Chine a sanctionné le chef de la défense philippin, déclenchant un sentiment de dérisque et des sorties de capitaux typiques des devises des marchés émergents. Le 3 juin, le président Marcos a averti d'un possible budget supplémentaire en raison d'un choc pétrolier, signalant un creusement du déficit budgétaire et une augmentation de la demande de dollars pour les importations de pétrole. Ces signaux baissiers sont partiellement compensés par deux événements haussiers : le 3 juillet, une promesse d'un procès en destitution équitable pour Duterte a réduit la prime de risque politique, et le 5 juin, une adjudication d'obligations d'État a attiré la demande étrangère, soutenant le peso. Cependant, les signaux haussiers ont un impact et des scores de confiance plus faibles. Dans l'ensemble, le peso est soumis à une pression soutenue en raison des troubles politiques intérieurs et des chocs externes, avec seulement un soutien intermittent de la stabilité institutionnelle et des entrées de capitaux. La Bangko Sentral ng Pilipinas pourrait intervenir, mais la tendance dominante indique une nouvelle faiblesse.